Google a étendu l’accès gratuit à ses outils d’intelligence artificielle destinés aux étudiants de l’enseignement supérieur dans plusieurs pays africains. La République démocratique du Congo ne figure cependant pas sur la liste des pays bénéficiaires de cette initiative.
Annoncée le 25 août 2026, cette offre permet aux étudiants universitaires et collégiaux éligibles de plusieurs pays africains de bénéficier gratuitement, pendant une année, d’un abonnement à Google AI Plus.
Cette initiative donne notamment accès aux outils d’intelligence artificielle Gemini, avec des limites d’utilisation plus élevées, ainsi qu’à 400 Go d’espace de stockage partagé entre Google Drive, Gmail et Google Photos.
Au total, 27 pays africains sont concernés par cette offre. Il s’agit notamment de l’Angola, du Bénin, du Botswana, du Burkina Faso, du Cap-Vert, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Kenya, du Mali, de Maurice, du Mozambique, de la Namibie, du Niger, du Nigeria, du Rwanda, du Sénégal, des Seychelles, de la Sierra Leone, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie, du Togo, de l’Ouganda, de la Zambie et du Zimbabwe.
La République démocratique du Congo, pourtant l’un des pays les plus peuplés du continent africain et comptant un nombre important d’étudiants dans l’enseignement supérieur, ne figure pas sur cette liste.
Des outils destinés à faciliter l’apprentissage
À travers cette initiative, Google souhaite permettre aux étudiants d’accéder à différents outils basés sur l’intelligence artificielle afin de faciliter la recherche, la compréhension de sujets complexes, la préparation des travaux académiques et l’acquisition de nouvelles compétences.
Les bénéficiaires pourront notamment utiliser un espace étudiant dédié au sein de Gemini pour organiser leurs études, créer des exercices et accéder à différents outils pédagogiques.
La plateforme permet également aux étudiants de télécharger des documents tels que des notes de cours, des programmes ou d’autres supports académiques. Ces documents peuvent ensuite être utilisés par Gemini pour aider les étudiants à mieux comprendre certaines matières, à identifier les points nécessitant davantage d’approfondissement et à générer des leçons ou des quiz.
D’autres fonctionnalités permettent également de créer des visualisations interactives, notamment des modèles en trois dimensions, des simulations et différents supports visuels destinés à faciliter la compréhension de concepts complexes.
Une opportunité manquée pour les étudiants congolais ?
Alors que l’intelligence artificielle prend progressivement une place importante dans l’éducation, la recherche et le monde professionnel, l’absence de la RDC parmi les pays concernés par cette offre pourrait susciter des interrogations au sein de la communauté estudiantine congolaise.
Les étudiants des pays bénéficiaires pourront utiliser ces outils pour leurs recherches, leurs travaux académiques et le développement de nouvelles compétences, sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité et de faire vérifier leur statut d’étudiant.
Google indique que cette initiative vise à accompagner les étudiants dans leur processus d’apprentissage et à leur permettre de mieux se préparer aux exigences du monde professionnel, dans un contexte où la maîtrise des outils d’intelligence artificielle devient progressivement une compétence importante.
La RDC absente de la liste
L’offre est accessible aux étudiants de l’enseignement supérieur dans les pays sélectionnés à partir du 25 août 2026. L’accès est soumis à la vérification du statut d’étudiant, notamment à travers la plateforme SheerID.
Si plusieurs pays africains bénéficient désormais de cette opportunité, la République démocratique du Congo reste absente de la liste annoncée par Google.
Cette situation relance ainsi le débat sur l’accès des étudiants congolais aux nouvelles technologies et aux outils d’intelligence artificielle, alors que les universités africaines sont de plus en plus confrontées au défi de l’intégration du numérique et de l’IA dans l’enseignement supérieur.
Reste désormais à savoir si la RDC sera intégrée dans une prochaine phase de cette initiative destinée aux étudiants africains.
Ferdi S.