Le gouvernement congolais veut accélérer la mise à la retraite des agents publics ayant atteint ou dépassé l’âge statutaire. Plus de 314 000 agents sont concernés par ce processus, dont plus de 21 000 ont déjà quitté l’administration, selon le ministre de la Fonction publique.
Dans une publication faite ce samedi 5 septembre 2026, le vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau indique que cette accélération intervient sur instruction du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. L’objectif affiché est de permettre des départs dans des conditions dignes tout en renouvelant progressivement les effectifs de l’administration publique.
« Le cap est donc clair : accélérer le processus, garantir des départs dignes et poursuivre le rajeunissement de l’Administration publique », a indiqué le ministre.
Le processus concerne des agents ayant atteint ou dépassé l’âge prévu par le statut de la Fonction publique. Le gouvernement entend ainsi réduire progressivement le vieillissement des effectifs et libérer des perspectives d’évolution pour les jeunes agents.
La question du financement reste toutefois au cœur de cette réforme. Le départ à la retraite implique notamment le paiement des indemnités de fin de carrière et des pensions aux agents concernés. Le gouvernement avait déjà envisagé des mécanismes de financement associant notamment les partenaires bancaires afin de rendre les départs plus réguliers et de limiter la pression sur la trésorerie de l’État.
Cette nouvelle accélération intervient quelques jours après les instructions données par Félix Tshisekedi lors de la 97ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le 28 août dernier. Le chef de l’État avait alors fait état de plus de 300 000 agents et fonctionnaires ayant atteint ou dépassé l’âge statutaire de la retraite, parmi lesquels des septuagénaires, des octogénaires et même des nonagénaires encore en activité.
Le président de la République avait demandé au gouvernement d’élaborer et de mettre en œuvre un plan trimestriel permanent de mise à la retraite, couvrant les régimes généraux et particuliers. Il avait également insisté sur la nécessité de garantir un départ digne aux agents concernés, notamment par le paiement effectif de leurs droits.
Pour Félix Tshisekedi, le rajeunissement de l’administration constitue un enjeu pour améliorer la performance des services publics, favoriser le renouvellement générationnel et réduire la pression exercée par le vieillissement des effectifs sur l’administration de l’État.
LeBastion