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Oïcha : L’ONG HRC-RDC renforce les capacités des points focaux communautaires sur la protection des femmes et des filles et remet des brevets aux participants

L’organisation Humanitarian Resilience Center, ASBL (HRC-RDC) a renforcé, du 27 au 28 août 2026, les capacités des points focaux communautaires de Beni-Oïcha sur la protection, la dignité, la prévention des violences, le référencement, les mécanismes de plaintes et le leadership des femmes et des filles affectées par les conflits armés.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement de la protection, de la dignité et du leadership des femmes et filles affectées par les conflits armés à Beni-Oïcha ». Elle a visé à permettre aux points focaux de mieux contribuer à la protection des personnes affectées et à faciliter leur accès aux mécanismes et services disponibles au sein de la communauté.

La formation a notamment porté sur le rôle et les responsabilités des points focaux communautaires. Ces derniers ont été appelés à servir de relais entre les communautés et l’équipe du projet, notamment en identifiant les risques de protection, en diffusant des informations fiables, en recueillant les préoccupations des communautés et en facilitant l’orientation des personnes vers les services appropriés.

Les participants ont également été outillés sur les principes fondamentaux de la protection, notamment le respect de la dignité, la non-discrimination, la confidentialité, le consentement, la participation et le principe de « ne pas nuire ».

Une place importante a été accordée à la prévention et à la prise en compte des violences basées sur le genre. Les points focaux ont été sensibilisés aux différentes formes de violences ainsi qu’aux attitudes à adopter face aux personnes affectées, notamment l’écoute active, le respect, la confidentialité et l’orientation vers les services compétents.

La formation a également abordé les mécanismes de référencement, de plaintes et de retours d’information, ainsi que la prévention de l’exploitation et des abus sexuels. Les participants ont été sensibilisés à leurs limites dans l’accompagnement des cas. « Un point focal communautaire n’est ni enquêteur, ni médecin, ni psychologue, ni avocat et ne doit pas mener lui-même une enquête sur une situation signalée », a insisté l’organisation.

Le leadership et la participation des femmes et des filles ont également constitué un axe important de la formation. Les échanges ont permis d’identifier plusieurs obstacles à leur participation aux décisions communautaires, notamment les contraintes sociales et culturelles, la dépendance économique, le manque de confiance en soi, certaines normes traditionnelles et les difficultés d’accès à l’information et à l’éducation.

Les participants ont ainsi été encouragés à contribuer à la promotion de la participation des femmes et des filles dans les initiatives communautaires et au renforcement de leurs capacités en matière de prise de parole, de prise de décision, de mobilisation communautaire et de plaidoyer.

Les évaluations réalisées au début et à la fin de la formation font ressortir une progression des connaissances acquises. Alors que la meilleure note enregistrée au pré-test était de 10 sur 30, elle est passée à 24,5 sur 30 au test final.

La formation s’est clôturée par la remise des certificats aux participants. Cette activité a été présidée par Madame Safi Abole Oracle, coordinatrice de ce projet, en présence de toute son équipe. À travers cette activité, HRC-RDC entend renforcer le rôle des acteurs communautaires de proximité dans la prévention des violences, la protection de la dignité des personnes affectées et la promotion de la participation et du leadership des femmes et des filles à Beni-Oïcha.

Lancé le jeudi 6 août 2026 à Oïcha pour une durée de six mois, le projet « Renforcement de la protection, de la dignité et du leadership des femmes et des filles affectées par les conflits armés à Beni-Oïcha » vise 200 femmes et filles vulnérables de l’aire de santé de Tenembo, dans la partie nord de la ville d’Oïcha.

Une assistance « Cash + dignité » destinée à répondre à leurs besoins prioritaires, l’accompagnement des survivantes de violences sexuelles vers les services spécialisés, des séances de sensibilisation sur les violences basées sur le genre, ainsi que des activités de renforcement du leadership féminin et de la résilience communautaire sont prévus.

Sam Kitha D.

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