Vers un terrain d’entente entre la synergie syndicale et le comité directeur de la mutuelle de santé des enseignants en sous-division urbaine d’Oïcha, dans la province du Nord-Kivu.
Au cours d’un tête-à-tête ayant réuni les représentants syndicaux, les membres de la Mutuelle de santé des professionnels de la craie blanche (MSP) et la représentativité de la sous-division d’Oïcha, tenu mardi 1er septembre 2026, les parties prenantes ont passé en revue le bien-fondé des revendications des enseignants.
Lors de ces échanges, le comité directeur de la MSP a annoncé le lancement des opérations d’identification biométrique des enseignants dans la sous-division précitée dans les tout prochains jours, afin d’opérationnaliser la prise en charge des soins de santé des enseignants et de leurs dépendants directs, couplée à l’implantation d’un bureau provisoire du comité de la MSP à Oïcha.
Dans un entretien avec lebastion.cd, Isse Kitswigha Balu, l’un des syndicalistes de la région, précise que ces processus seront sanctionnés par la dotation de cartes biométriques aux prétendus bénéficiaires et la signature des contrats entre les structures sanitaires ciblées et la MSP.
Ce message tombe comme de la manne face aux attentes des enseignants grévistes. Toutefois, la synergie syndicale SYECO, SYNECATH et FOSYNAT en ville d’Oïcha compte se prononcer sur la suspension ou la continuité de la grève après l’assemblée générale prévue le vendredi 4 septembre prochain.
Rappelons que les activités scolaires sont partiellement paralysées en ville d’Oïcha depuis le 1er septembre dernier. Cette situation fait suite au mot d’ordre de la synergie syndicale ayant déclenché une grève illimitée pour exiger l’opérationnalisation de la MSP à Oïcha, le paiement de toutes les nouvelles unités récemment reconnues sur le listing de paie par le gouvernement central et le paiement d’un salaire de 500 dollars américains, ou son équivalent en francs congolais, à chaque enseignant.
Faustin Saumbire