Le dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi continue de faire réagir l’opposition congolaise. Dernière réaction en date, celle de Jean-Marc Kabund qui accuse le chef de l’État de poursuivre, à travers ce processus, des objectifs liés au changement de la Constitution et à l’obtention d’un troisième mandat.
L’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale estime que le dialogue annoncé par Félix Tshisekedi est loin de correspondre à celui réclamé par son camp, qui dit vouloir mettre au centre des discussions la paix, la sécurité, le bien-être de la population et le respect des échéances électorales constitutionnelles.
Jean-Marc Kabund oppose cette démarche à celle défendue par son camp. Il affirme que l’opposition réclame avant tout un dialogue consacré à la paix, à la sécurité, à l’amélioration des conditions de vie de la population et au respect du calendrier constitutionnel, notamment pour les élections.
« Le dialogue national tel qu’annoncé par le président Tshisekedi est loin d’être un dialogue politique », a déclaré Jean-Marc Kabund lors d’un Space organisé sur X par le journaliste Stanis Bujakera, mardi 1er septembre 2026.
Pour lui, le processus lancé par le chef de l’État ne correspond donc pas au dialogue réclamé par les forces de l’opposition. Il accuse le pouvoir de vouloir utiliser ce cadre pour parvenir à une révision de la Constitution et ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel.
Jean-Marc Kabund assure par ailleurs que la Coalition des forces politiques et sociales de l’opposition, C64, reste déterminée à s’opposer à une telle perspective.
« La C64 affiche une unité de fer. Peu importe ce que fait Tshisekedi, il sera dos au mur : la Constitution ne sera pas changée, et il sera obligé de convoquer un vrai dialogue », a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent alors que le débat sur le contenu et les objectifs du dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi continue de diviser la classe politique congolaise. Alors que le pouvoir présente ce processus comme un cadre destiné à rechercher des solutions à la crise du pays, une partie de l’opposition en conteste déjà la démarche et les finalités.
LeBastion