Le Conseil de sécurité des Nations unies reste privé d’une représentation africaine permanente. Une situation que le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, remet une nouvelle fois au centre du débat sur la réforme de l’organisation.
Dans une publication sur son compte X ce mercredi 23 septembre, le patron de l’ONU estime que la composition actuelle du Conseil ne correspond plus aux réalités internationales. Il plaide pour une transformation de cet organe afin de lui permettre de mieux répondre aux enjeux du monde actuel.
Pour Guterres, l’absence de l’Afrique parmi les membres permanents pose un problème de représentativité. Il considère qu’un Conseil de sécurité appelé à traiter les principales crises internationales ne peut durablement fonctionner avec une architecture héritée d’une autre époque.
« L’Afrique ne dispose toujours pas de siège permanent au Conseil de sécurité. Un Conseil de sécurité du XXIe siècle sans représentation africaine permanente est injuste et indéfendable», a-t-il dénoncé.
Le Conseil de sécurité est composé de 15 membres. Cinq d’entre eux disposent d’un statut permanent et du droit de veto notamment les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.
Les dix autres sièges sont attribués pour des mandats de deux ans par l’Assemblée générale. Des pays africains peuvent y siéger, mais sans bénéficier du statut permanent ni du droit de veto.
Cette situation nourrit depuis plusieurs années la revendication de l’Union africaine en faveur d’une présence permanente du continent au sein du Conseil.
La réforme du Conseil de sécurité fait l’objet de discussions depuis plusieurs années. Les négociations portent notamment sur l’élargissement du Conseil, la représentation des différentes régions du monde et la question du droit de veto.
L’appel du secrétaire général intervient alors que les Nations unies font face à plusieurs crises internationales et à des tensions croissantes sur le fonctionnement du multilatéralisme. Pour António Guterres, ces défis rendent d’autant plus nécessaire l’adaptation des institutions internationales aux réalités du monde actuel.
Rédaction